ECONOMIE : Tout sur l’accord de financement conclu entre la Chine et la Guinée

Quel est le montant du financement ?
Plus de 20 milliards de dollars sur 20 ans. Chaque année une enveloppe de 1 milliard disponible pour les projets d’infrastructures du pays. 3 milliards disponibles dès maintenant. Le barrage Souapiti financé dans un cadre différent.
A quelles conditions ?
Des sociétés chinoises bénéficieront de périmètres et conventions minières pour mener des activités en Guinée dans le secteur minier. Les revenus tirés des royalties payés à l’Etat dans le cadre de l’exploitation vont servir à rembourser la dette. En fonction de la capacité du pays à monter les projets et à rembourser les financements consentis d’autres enveloppes suivront.
Les partenaires, notamment le FMI sont-ils au courant ?
Un compte rendu des discussions avec la partie Chinoise aussi bien que les conclusions leur ont été communiqués.
Les mines guinéennes ont-elles été hypothéquées ou reversées exclusivement aux sociétés chinoises ?
Non, il y a eu ni troc ni hypothèque des ressources minières du pays. Ce sont les revenus de l’Etat dans l’exploitation qui serviront à rembourser progressivement les financements accordés. Les entreprises chinoises évolueront aux cotes d’autre déjà présentes sur le terrain dons les revenus en faveur de l’Etat n’entrent pas dans le cadre de l’accord avec la Chine.

Qui évolue déjà dans ce secteur ?

Les Américains, à travers la CBG, les Russes, par le biais de Russal, les Eméretis avec GAC, la France représentée par UMS et AMR, l’Angleterre, sous le label Alufer, l’Inde dont une société Ashapura vient de conclure un partenariat avec la Soguipami…
La porte reste ouverte. La Guinée est prête à coopérer avec tout investisseur sérieux et crédible dans un esprit gagnant-gagnant.
Les sociétés Chinoises ont-elles plus d’avantages que les autres ?
Absolument pas. Elles s’installeront dans les mêmes conditions que les autres déjà présentes définies dans le code minier.
La Guinée a-t-elle donné toute sa bauxite à la Chine ?
D’autres entreprises déjà citées, CBG, Alufer, UMS, AMR, Russal, GAC, Ashapura sont sur le terrain. D’autres sont attendues.
La Guinée a-t-elle déjà encaissé l’argent et peut le dépenser ?
Non. Et ce n’est pas prévu que le montant soit totalement décaissé ni maintenant, ni après. Ce sont les projets présentés qui remplissent les critères bien définis que seront financés au fur et à mesure qu’ils seront présentés et acceptés. Ce n’est donc pas du ‘’cash-flow’’ que le gouvernement a à sa disposition qu’il pourrait utiliser à sa guise

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