AFFRONTEMENTS INTER-ETHNIQUES A MACENTA: Un mort, la gendarmerie saccagée, une ville en ébullition …

La ville de Macenta a été le théâtre d’affrontements sanglants les 27 et 28 septembre. Une scène de violence mettant aux prises les Tomas et les Tomas-Manians vivant pourtant en harmonie depuis des lustres. Maos que tout oppose à présent pour des raisons politico-politiciennes.
Tout a commencé par ce que les media appellent un fait divers. Un alcoolique réputé violent qui s’en prend à son épouse après avoir ingurgité une quantité importante de liqueur diluée dans du bandji. Il frappe la pauvre dame au point de laisser des traces de cravache sur sa frêle et fragile peau.
L’attention des forces de l’ordre a été attirée sur les faits par des voisins complétement médusés. Lesquels ont exigé que des sanctions exemplaires soient infligées à l’impétueux époux. Deux agents ont été déployés aussitôt sur les lieux.
Lesquels ont ceinturés le coupable qu’ils ont voulu entrainer manu militari à la gendarmerie départementale de la localité.
Mais pour aller à la gendarmerie, il faut traverser le marché central de Macenta. C’est exactement au carrefour du grand marché que le mari violent refuse d’obtempérer. Les gendarmes se trouvent dans l’obligation de demander du renfort. Pour anéantir les badauds qui se mêlent des altercations de plus en plus violentes
Les affrontements furent si violents que l’alcoolique a fini par succomber à l’hôpital suite à des coups qui lui ont été administrés par les agents en uniforme.
L’affaire s’est répandue comme une trainée de poudre sur la place publique de Macenta. Et face à l’arrogance du commandant de la gendarmerie et la manipulation politicienne qui s’en est suivie éclate aussitôt des affrontements ethniques. Mettant aux prises Toma et Toma Manians qui se regardent en chiens de faïence depuis un temps.
La gendarmerie a été mise à sac et la ville paralysée par des jeunes manifestants appuyés par des femmes particulièrement révoltées.
Un calme précaire est revenu dans cité ce vendredi 28 septembre 2018 grâce à l‘intervention de sages de la contrée.

Sékou Fofana pour lesofa.info

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